BlogNotes

Mes domaines d'intérêt et de recherche mêlant graphisme, images virtuelles et archéologie

23 janvier 2009

Souscription

Que dire de plus que ce qui suit...

Châteaux pyrénéens au Moyen Âge

Naissance, évolutions et fonctions des fortifications médiévales en comtés de Foix, Couserans et Comminges

Sous la direction de Florence Guillot

Cet ouvrage, largement illustré, présente les travaux d’une quinzaine de chercheurs de tous horizons, réunis pour partager et faire partager leurs recherches sur les châteaux pyrénéens des comtés de Foix, Couserans et Comminges au Moyen Âge. Historiens, archéologues, passionnés, ils étudient les fortifications médiévales dans ces comtés montagnards dont l'histoire est haute en couleur.
SouscDerrière les monuments ruinés qui égrènent leurs murailles dans les vallées pyrénéennes, ces chercheurs dévoilent peu à peu un monde attachant, chargé d'émotions et d'Histoire. D'Aspet à la vallée de l'Ariège, ils s'intéressent à toutes les facettes de l'histoire de ces châteaux, leur histoire politique et celle de leurs seigneurs, et ils étudient les vestiges, font “parler” les sols, nous emmenant à la rencontre vivante d’un monde particulier qui n’a pas fini de livrer tous ses secrets.

Un premier bilan de ces recherches a été présenté à Seix, en Ariège, en octobre 2007 : elles sont rassemblées ici afin que chacun, aisément, puisse à son tour partir à la découverte de ces ruines majestueuses et de leur histoire.

 

Je dois préciser tout de même que j'ai contribué à cet ouvrage à paraître fin avril 2009. J'y traite dans deux articles, des sujets que je connais le mieux, à savoir le château de Durban-sur-Arize (Le site castral de Durban-sur-Arize, première approche architecturale), et son contexte médiéval (Géographie castrale de la haute Arize au moyen-âge central).

Bien entendu, en anticipant votre achat (avant le 15 avril), vous ferez une économie non négligeable (20+3 euros au lieu de 27) et vous encouragerez un éditeur régional et méritant, à continuer de publier des ouvrages à vocation scientifique (mais accessible).

 

Quant à notre groupe de chercheur, animé par Florence Guillot (http://chateaux09.free.fr/), les encouragements de ce type ne le mettront pas au repos, bien au contraire.

 

Pour télécharger le bon de souscription...

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12 novembre 2008

Randonnée à Mirabat

Parmi les nombreuses randonnées pédestre que nous offre la haute vallée du Salat, il y en a une que je vous conseille particulièrement : celle qui nous mène au château de Mirabat.

La communauté de communes du canton d'Oust (09), a eu la bonne idée de mettre en ligne son tracé sur le site http://www.tracegps.com/fr/parcours/circuit3288.htm, où vous trouverez un descriptif plus complet ainsi qu'un fichier GPS. Ce que je vous propose en bonus, c'est une représentation 3D interactive du tracé, tel qu'il y est archivé, et utilisant les textures que Google met à notre disposition (http://code.google.com/apis/maps/documentation/staticmaps).

Le site de Mirabat, dont le nomMirabat_avec_Seix__en_fond signifie "regarde le bas/la vallée", surplombe à 1270m la confluence du Salat et de l'Alet. Ces deux vallées amènent aux ports de Salau, d'Aula et de Couillac, cols transfrontaliers parmi les plus praticables des Pyrénées centrales. Il aurait pu s'appeler Miramont, tant le belvédère embrasse la crête des montagnes, mais sa vocation était bien de surveiller le fond de vallée.

Plus près du passage, le château plus récent de Lagarde et le pont de la Taule, viennent confirmer l'importance stratégique du lieu. La taula, (table en gascon) mentionnée en 1243, témoigne d'un probable ancien péage ou lieu de change. Il semble alors dans les mains de Roger de Balaguer. Ce même Roger (ou son successeur homonyme) était au nombre des 4 coseigneurs de Seix avec le Roi de France en 1270.

La présence du Roi à Seix est largement justifiée par l'intérêt qu'il porte au passage, et est à l'origine probable d'une légende tenace concernant Mirabat : le château serait l'oeuvre de Charlemagne...sans doute le pouvoir royal y voyait une justification ancienne à sa présence...l_equipe_de_fouille

Thibaut Lasnier qui y a effectué des sondages archéologiques en 2006, n'a pas trouvé d'indices plus ancien que le XIIIème siècle, une datation de la seconde moitié du XIIème siècle étant probable... (dans "Mirabat at et Sainte-Catherine, résultats des premières recherches archéologiques" ed. Syndicat Mixte du pays Couserans, 2006).

C'est d'ailleurs à la fin du XIIème siècle, que les hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem s'installèrent à Salau (puis plus tard à Isil sur le versant espagnol, à la suite des bénédictins du Mas d'Azil), attestant de la primauté de ce port sur ses voisins couserannais.


Mirabat_avec_Seix_en_fond_2

Toutefois, le formidable promontoire de Mirabat a toujours été. Il a pu être utilisé depuis bien longtemps (Thibaut y a aussi trouvé un tesson d'amphore antique), aussi loin qu'était pratiqué le port de Salau. Au surplomb même de ce village, un petit replat aménagé était nommé au XIII ème siècle, costoaga. Il est tentant de faire une analogie avec deux autres villages frontaliers en bout de vallée, coustouges/costogia (66) et coustouge/costoga (11). Ce dernier, bourg fortifié, était appelé par les carolingiens custodia (834), qui signifie en latin poste de garde...

Posté par Denis Mirouse à 21:57 - Archéogéographie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 novembre 2008

Le château de Durban-sur-Arize, 09

Sur le même principe que ma video précédente sur le clocher de Noguès, voici une autre capture video d'une maquette 3D en VRML.

Celle-ci représente le château de Durban-sur-Arize, forteresse antique et médiévale sur laquelle j'ai fait une communication l'an dernier (lors du colloque "Pouvoirs Pyrénéens, de la résidence aristocratique au castrum", 27-28 octobre 2007, Seix, 09).

Cette présentation est un condensé de l'intervention, traitant essentiellement de l'architecture du lieu. J'y ai rajouté le nécessaire commentaire (dont vous excuserez la piètre qualité sonore).

En attendant, la parution des actes du colloque (vers avril 2009 ?), je vais évoquer brièvement l'histoire du lieu.

Durban désigne à l'origine l'éperon barré qui contrôle l'accès à la haute vallée de l'Arize (le Séronais). Le massif de l'Arize a ceci de particulier qu'il fut exploité pour ses ressources minières plus tôt que le reste du Couserans et de l'Ariège. Dès le IIe s. av. JC, cette économie était tournée vers le monde romain et logiquement sous le contrôle des Volsques Tectosages, gaulois de Toulouse. Durban, à l'étymologie celte, dominait l'Arize, vecteur privilégié de ces échanges.

La nature publique du lieu, semble confirmée par l'ampleur des fortifications (presque 9 Ha), et l'existence dès le VI-VIIème siècle, d'une importante nécropole. L'église Saint-Sernin qui, selon les textes, a précédé l'église romane Sainte-Marie fut sans  doute le premier lieu de culte chrétien en haute Arize, suivant peut-être de peu la création de l'évêché du Couserans.

Au IXème siècle, Durban et sa domination sur la vallée sont logiquement passés dans les mains de l'abbaye bénédictine du Mas d'Azil, nouvellement fondée et dotée par le pouvoir carolingien.

Au milieu du XI ème siècle, la féodalité suscitée par les familles comtales a poussé un laïc Guillaume Aton à venir y construire un château et y résider. Mais la réforme grégorienne a poussé ses descendants à restituer le château à Dieu et à l'abbé, qui le leur rendit en fief.

Durban_fig04

Cet équilibre négocié, a tenu un temps la haute Arize à l'écart des prétentions du comte de Foix. Mais le milieu du XIIIème siècle et l'issue de la croisade albigeoise,  a vu ce dernier devenir coseigneur des domaines de l'abbaye et Loup de Foix, son demi-frère, devenir seigneur de Durban.

L'intégration effective de la vallée au comté de Foix, fit progressivement perdre à Durban son statut d'unique forteresse. Les lieux du pouvoir public se déplacèrent vers d'autres châteaux et bastides nouvellement créés par le comte.

Le bâtiment continua d'être lieu de résidence. Il échappa aux destructions royales durant les guerres de religion, mais fut abandonné au milieu du XVII ème siècle.

Depuis 1990, il est la propriété de l'association Mille Pattes, qui vise à l'ouvrir au public. 

27 octobre 2008

Notre-Dame-du-Clocher à Noguès, Lescure (09)

Pour prolonger un billet précédent qui traite d'une randonnée au départ du clocher de Noguès, je me suis résolu à mettre en ligne une maquette virtuelle des vestiges de cette église.

La maquette est en VRML (Virtual Reality Markup Language), un des rares format standard pour la 3D sur le WEB. Mais ce standard semble tomber en désuétude. Et de toute façon, il faut un plugin que vous n'avez surement pas. J'ai donc préféré faire une capture video de sa visualisation (avec Cortona Player). Et tant pis pour l'interactivité.

Dailleurs, cela m'a permis au passage d'y rajouter un peu de musique (extrait de "Relayer", Yes).

Ce n'est qu'une maquette partielle réalisée en mai 2006, pour tester une méthode et un outil de modélisation architecturale. En l'occurence, il s'agissait de restituer des vestiges, des murs qui ont subi les outrages du temps, des objets architecturaux qui ne peuvent se réduire à des primitives géométriques simples. L'outil que j'ai développé, a aussi l'ambition de permettre une analyse du bâti, en isolant des murs, et dans ces murs des unités stratigraphiques...et pourquoi pas leurs relations.

Ainsi, vous pourrez identifier dans une des parois de la nef, l'encadrement d'une porte en plein cintre et d'un angle de mur, seuls vestiges visibles de l'église romane Sainte-Marie Descofin mentionnée en 1195.

Cette église est devenue, vers la fin du Moyen-âge, l'église paroissiale de la communauté de Lescure. Elle fut agrandie et dotée d'un clocher monumental, sur le modèle de celui de Saint-Sernin de Toulouse.

Mais l'église est restée isolée de l'habitat, uniquement entourée de cyprès. Et peut-être est-ce la raison de sa ruine au courant du XXe siècle...

Aujourd'hui, cet environnement préservé, cet isolement, la singularise et lui confère un fort pouvoir d'évocation. Elle est devenue emblématique de la commune de Lescure.

Une association (Assoc. des Amis du Clocher de Noguès, mairie 09420 Lescure, clocher.nogues@laposte.net ) s'est constituée pour aider la municipalité dans son projet de sauvegarde. Mais la tâche s'avère coûteuse.

Alors, il reste à faire connaître le lieu (à l'écart des routes et des regards) pour que l'intérêt qu'il suscite dépasse le cadre communal... Peut-être cette représentation virtuelle, même inachevée, y contribuera. 

14 octobre 2008

Randonnée historique à Lescure

Il m'a semblé qu'il était difficile de lire des sous-titres et d'apprécier le paysage en même temps, comme sur ma précédente video. Ceci d'autant plus que l'image est souvent surchargée par les toponymes.

Voici donc deux "innovations" importantes dans cette nouvelle video : un commentaire audio (on s'y est collé à deux, ma compagne Emilie et moi) et un affichage des toponymes dynamique (pour ne pas tout afficher en même temps). J'ai aussi mis un peu de brume et je suis passé en 24 image/s (au lieu de 25) pour éviter que l'hébergeur video rajoute ces sauts désagréables de la première tentative.

...Pour la voir en HD (haute définition) ou en plein écran...

Et j'en ai profité pour vous parler d'un projet qui me tient à coeur en ce moment. Il s'agit d'un sentier à thématique historique, dans ma commune de Lescure (09), en Avantès. Cette randonnée de 7,5 km, que l'on a testé positivement lors des dernières journées du Patrimoine, est quasiment chronologique.

clocher_noguesAu départ du clocher de Noguès, ancienne église paroissiale, elle relie trois autres sites médiévaux. Et elle prétend illustrer le passage d'un paysage de l'an mil, quasiment hérité de l'antiquité, à celui, transformé par la féodalité, qui a si fortement déterminé nos bourgs et  le dessin de nos communes.

Et même si cette boucle pédestre n'est pas encore balisée, ni topoguidée, je vous invite à venir visiter les lieux.

Avec le clocher, la bielo de Lescure (viela, faudrait-il écrire) mérite votre visite. Elle a gardé son plan médiéval et une bonne part de ses enceintes.

Lescure_1825_enceintes

Difficile d'aller plus dans le détail dans une video de 2 mn.
Les documents médiévaux sont très rares dans le Couserans (hormis en Séronais). Mais une présence monastique proche (les prémontrés de Combelongue à Rimont et les hospitaliers de Saint-Martin et Audinac, à Saint-Girons et Montjoie) nous permet d'entrevoir une petite histoire de l'Avantès médiéval (qui s'étend de Montesquieu-Avantès à Rimont). Je vais m'y atteler...et je vous tiens au courant.

Pour rester connecté...

08 octobre 2008

Une voie romaine en Couserans ?

Il semble évident que l'agglomération gallo-romaine de Saint-Girons et sa fortification tardive de Saint-Lizier, étaient reliées à l'Ouest par une route de nature publique...vers Toulouse et Lugdunum (Saint-Bertrand-de-Comminges), empruntant les vallées du Salat et de la Garonne.

C'est pourtant sur la porte orientale du Couserans, que la tradition d'une voie romaine était la plus vivace. Et là, la question méritait vraiment d'être posée!

J'ai écrit un article sur ce sujet [Mirouse (D.) « Une Voie romaine en Couserans ? Monographie historique et géographique d'un axe transversal en piémont ariégeois », Revue de Comminges, n°123, fasc. 1 et 2, p. 7-40, 2007]. Et j'ai voulu l'illustrer par une video.

...Pour la voir en HD (haute définition) ou en plein écran...

Cette présentation a l'avantage de couvrir un vaste champs historique et géographique... et ainsi fournir de bons repères pour de nombreux billets à venir.

Je pense que ce genre de parcours virtuel est une forme intéressante de médiation.  J'attends vos avis sur le sujet.

Pour télécharger l'article (Acrobat Reader 7.0 minimum) : chapitre 1 chapitre 2

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Posté par Denis Mirouse à 11:18 - Archéogéographie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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